Retour Journal de bordlien google earth vers le Cap Vert
>> Suivant Nous partons donc vers 9h30 avec 8 bateaux copains. Le vent est absent et quittons La Gomera avec le moteur. Au bout d'une demi heure, nous laissons les voiles faire leur travail... Nous sommes au Grand largue (vent portant) et la mer est peu agitée. Le temps est magnifique et restons bord à bord avec Xara (un nouveau bateau copain). En quittant l'archipel Canarien en fin d'après midi, la mer devient finalement agitée. La tombée de la nuit approche avec ses premières angoisses... Pour ne pas commencer les quarts de nuit trop tôt, nous faisons une soirée DVD avec les enfants.
La première nuit sera chaude en émotions... Vers 04h00, le pilote automatique ne répond plus du tout. Nous envisageons tout d'abord de faire demi tour car barrer pendant 24 heures jusqu'au Cap Vert est quasiment impossible à réaliser dans une mer agitée. Finalement après avoir plongé dans la calle à l'arrière du bateau, Vincent remettra le pilote en route ; le verin est sorti de son logement. Finalement, la panne est détectée et c'est uniquement les vibrations qui ont fait sauter le verin de son support donc no panic ! Plu de peur que de mal... La panne d'un pilote à bord d'un voilier est une des avaries les plus conséquentes.
Mercredi 5 novembre 2008 Après la nuit folle en émotions, la journée se passe sans encombre. La mer est toujours agitée mais nous sommes au portant jusqu'au Cap Vert. Bizarrement, le temps est frais aujourd'hui. Il est urgent que nous descendions plus au Sud.
Jeudi 6 novembre 2008 Le temps est toujours frais. Nous mettons polaires, chaussettes et jeans. La mer est toujours assez agitée et les vagues de travers. Faire à manger, la vaisselle et même manger est compliqué et sportif tellement ça roule. En 24 heures, nous avons fait 170 milles (c'est pas mal, non ?).
Mardi 4 novembre 2008 Nous quittons la marina de San Sebastian de La Gomera pour l'archipel du Cap Vert à 800 milles nautiques plus au sud (soit 1500 kilomètres). Les températures des Canaries étant en train de baisser, nous nous dirigeons maintenant vers des températures beaucoup plus chaudes... En tout cas, nous comptons mettre entre 5 et 7 jours de navigation.
Les Canaries vers Le Cap Vert
Dimanche 9 novembre 2008 Nous apercevons Santo Antao au lever du jour. Le Cap Vert est là devant nous. Les dauphins et les poissons volants nous font un accueil fantastique ! Nous rentrons avec prudence dans le port de Mindelo non balisé et nous nous installons dans la nouvelle marina sur pendille. L'équipage de Gislain est là et va nous aider dans nos manoeuvres. Matéo a aujourd'hui 8 ans et nous fêterons cela avec le bateau ACROPORA, grâce à Alizé qui a fait toute seule le gâteau d'anniversaire pour son frère, au chocolat bien sûr !!! Xara arrivera quelques heures après nous.
Samedi 8 novembre 2008 La houle s'est bien calmée, le vent a diminué (dommage !) et les températures grimpent très rapidement. Aujourdh'ui, dernière catastrophe ; sans faire exprès Alizé a écrasé 2 doigts à Lauriane dans la table du cockpit en volant l'ouvrir... Lauriane abonnée aux entorses, foulures, etc s'est cassée cette fois ci le majeur. Grâce à notre grosse pharmacie de bord, nous avons immobilisé son doigt dans une attelle. Les mouvements permanents du bateau amplifient la douleur... Devant l'état de l'équipage, la crainte d'arriver de nuit au Cap Vert (sans cartographie électronique), et l'envie de Matéo d'être là bas pour son anniversaire, le capitaine décide de mettre en route le moteur. Le vent est trop calme maintenant... Les moqueries de certains sur la pêche ayant mis en rogne le capitaine, celui ci a décidé de se venger... Il nous a donc pêché une dorade coryphène de 2,8 Kg et 75 Cm. On ne sait pas encore comment on va la cuire, elle ne rentre pas dans le four.
Question QUIZ ????? Pourquoi y a il des tâches fluos la nuit dans l'eau lorsque l'on navigue autour du bateau ? La réponse est la bioluminescence ; un des mécanisme de défense les plus ingénieux que l'on puisse rencontrer dans la nature. C'est une réponse spontanée du plancton à un stress... Inquiété par le bateau qui le traverse ou sur le point d'être avalé par un prédateur plus grand que lui, il se met à clignoter afin d'attirer un prédateur plus gros encore qui fera fuir son agresseur. Fallait y penser !
Vendredi 7 novembre 2008 On commence notre 4ème journée avec une galère. Nous avons plié notre tangon en partant en surf. Ce tangon sert notamment pour notre spi mais aussi pour tangonner notre génois lorsque nous sommes au portant. Avec cette pièce, le génois reste gonflé du côté du bateau que l'on souhaite et les performances améliorées. Il est donc inutilisable et nous devrons trouver une solution au Cap Vert pour la transat. Maintenant le génois est devenu instable et très bruyant (nous sommes vent arrière). Les enfants ont enfin pris une douche... Au bout de 4 jours, il était temps !!! Quelle hygiène !
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