Dimanche 25 janvier On commence la journée par les pancakes du capitaine au p'tit déj ! Trop fort ! Ici à Porlamar, c'est la fête le dimanche et les plages sont bondées de vénézuéliens. Ils viennent en famille avec glacière et pique-nique. Nous nous insérons dans cette coutume en allant dans un bistrot sur la plage qui propose des fruits de mer de la baie. Nous goûtons donc plusieurs sortes de coquillages, des moules bizarres, de minuscules huîtres, des espèces de pétoncles crues, des calamars, des poulpes... Nous pensions être malades mais non rien !
Jeudi 29 janvier Aujourd'hui, c'est la grêve en France alors nous ne ferons pas classe non plus ! L'avenir de l'enseignement maternelle semble être menacé. Nous faisons la clearance de sortie car nous partons demain. Les prix pratiqués ici sont excessifs et non justifiés. Même la facture ne correspond pas à ce que nous devons payer ! On nous dit que la différence s'explique par le tampon sur nos passeports : Véridique ! C'est le pays où nous avons le plus payé; pour entrer et pour sortir. Heureusement, la vie ici n'est vraiment pas chere pour nous européens. Nous avons fait faire des housses en tissu pour notre barbecue et notre moteur d'annexe. En France, nous aurions payé 100€ l'unité, ici 14€ chaque. Le change est étonnant ici. A la banque, 1 dollar américain équivaut à 2 bolivards alors que dans la rue, vous échangez jusqu'à 7 bolivards ; une sacrée différence !!! Les courses et le restau nous coûtent 3 fois moins chers que ceux qui sont allés à la banque.
Vendredi 30 janvier On se lève à 5h30 pour lever l'ancre à 6h00. C'est pas qu'on ait beaucoup de route à faire ((48 milles), mais nous serons aujourd'hui face à la houle et au courant. Effectivement, nous avons le vent de face et une grosse houle qui fait taper Matali assez lourdement. Chaque grosse vague nous ralenti et nous décidons d'aller aux Testigos au moteur pour soulager les voiles. Nous arrivons les premiers à 15h00 sous un beau soleil. Arcane arrivera vers 20h00 et Taravao vers 21h00.
Samedi 31 janvier Nous avons fait un truc que nous n'oublierons pas de sitôt. Les pêcheurs sont venus chercher les hommes pour mettre une lancha (bateau traditionnel en bois) à l'eau. Elle a été construite sur la plage dans le village et aujourdh'ui c'est la mise à l'eau. Ici, pas de slipway ou de travel lift... Tout est fait à la force des bras. Nous sommes donc une trentaine d'hommes pour mettre le bateau à l'eau . Après avoir déposé sur la plage des rondins de bois et des morceaux de cactus qui servent de lubrifiant, nous avons tirés avec des grosses aussières le bateau. Au bout d'une heure et de nombreux efforts, la lancha est à l'eau. Nous sommes fiers de nous. Ensuite une partie de pêche au fusil s'impose et nous ramenerons 2 pagres, un poisson perroquet et un poisson soldat ; maigre pêche pour nos 3 bateaux.
Dimanche 1 février J-7 pour l'arrivée de nos copains à Grenade ; nous n'arrêtons pas d'en parler. L'urgence maintenant c'est le ménage, mais aux Testigos on ne peut pas faire le plein d'eau alors nous aurons du travail dès que nous serrons arrivés à Grenade. Nous avons fait un récupérateur d'eau de pluie et comme il pleut très fort en ce moment, nous récupérons 20 litres d'eau d'un coup. Ce soir, on se fait un dernier repas chez Hernan et Siria à la casa verde. C'est repas langouste copieusement servis... Les gars ont bien mangé 3 langoustes chacun... Quel bonheur !
Mardi 3 février et Mercredi 4 février Nous profitons de la matinée encore aux Testigos pour nous baigner et aller chercher du sable de la dune... Souvenir, souvenir ! Nous sommes allée visiter l'école de Testigos. Les enfants des trois îlets viennent en bateau, il y a 15 élèves de 3 à 15 ans et 6 professeurs !!! OUI, Vous avez bien lu. Nous avons discuté un moment ( en espagnol bien entendu), nous avons été reçu très gentiment, c'était une belle rencontre. Nous quittons avec regret notre adorable mouillage vers 16h00 pour retourner vers les Antilles et plus précisément Prickly Bay à Grenade soit 90 milles. Au départ, le vent est établi entre 16 et 20 noeuds d' Est. Suite à plusieurs conseils de voyageurs, nous mettons le cap au Nord alors que Grenade est Est-Nord Est. Il faut partir au Nord pour se détacher du courant de 2 noeuds généré par l'Orénoque et l' Amazone. Nous avançons très bien avec un ris dans la grand voile et le génois réduit, entre 6 et 8 noeuds sur le fond. Et pourtant, notre cible en distance ne diminue pas rapidement. Après 12 heures de navigation, il reste plus de 70 milles à parcourir. C'est incompréhensible mais justifié par notre route très Nord. Nous décidons tout de même de virer de bord mais le vent est tellement mal orienté que nous repartons cette fois ci vers Tobago et Trinidad. Bref, en continuant comme cela, on n'est pas arrivé ! On décide vers 4h00 de mettre le moteur en direction de Grenade. Nous sommes face au vent, face aux courants, et face aux vagues de 2 à 3 mètres. Des grains de vent et de pluies nous accompagnent toute la journée avec des pointes de vent à 35 noeuds. Nous avançons très péniblement entre 3 et 5 noeuds. Dès que Matali tape un peu trop sur les vagues, nous sommes ralentis immédiatement. Donc la journée se passe plutôt mal au moteur, une de ces journées désagréables qu'on aimerait ne pas revivre ! Une journée qui ne vous donnerait pas envie de faire du bateau... Vers 16h00, nous apercevons Grenade. Nous n'avons croisé aucun bateau sur notre route. Ancré à 18h30, nous dînerons rapidement pour nous coucher vers 20h30. C'est tôt mais nous devons récupérer de notre mauvaise nuit de la veille. En tout cas ici, le mouillage est très calme et Matali s'endort très vite.
Le Venezuela
Lundi 26 janvier Gilles et Françoise nous en avaient parlé en bien alors nous y allons tous !! Où ça ? Dans un méga centre commercial !! Quelle promenade !!! (horreur!). Des magasins de marque partout avec Mac Do et tout le toutim... Il y a même un petit train dans la galerie, des sièges électriques que l'on peut louer pour flaner en toute tranquilité. Ensuite, les hommes sont partis à la recherche d'un ship (accastillage de bateau). On savait le Vénézuéla dangereux mais nous n'avions pas encore vu de coins non fréquentables... Et bien ça y est ! On sait ce que c'est ! Avec le taxi, nous sommes passés dans des ruelles où nous n'aurions pas aimé tomber en panne de voiture, des trous sur la route, des immeubles délabrés, etc. En arrivant au ship, le vendeur a même refusé de nous ouvrir car nous étions 3 hommes. Dans ces quartiers, les cambriolages ou vols sont tellement fréquents que les magasins n'ouvrent la porte de leur magasin que sur demande. C'est rassurant ! Nous avons eu beau lui expliquer ce que nous voulions, il a refusé d'ouvrir de peur que nous le braquions. Nous n'avons pas insisté ! Ensuite dans un magasin Suzuki pour notre hélice, une personne nous a ouvert la grille puis a immédiatement refermé derrière nous.
<< précédent Dimanche 8 février - texte écrit par nos passagers Françoise et Stéphane- Arrivés la veille à Fort De France, et après une courte nuit (décalage horaire oblige), nous sommes impatients de monter dans l'avion qui nous emmenera à Grenade (Via Barbade).. Mais c'est sans compter sur les formalités d'immigration puisqu'on nous refuse l'accès à bord si on ne peut justifier d'un vol de retour (et comme nos hôtes doivent nous raccompagner directement à la Martinique en bateau ????) Tout s'arrangera finalement avec une réservation virtuelle d'un vol de retour.... mais nous aurons eu notre quota de stress pour le séjour ... Finalement nous retouverons 6h plus tard (et 3 décollages de petits coucous), Laurianne, Vincent, Alizé et Matéo à Grenade. Ce moment valait bien quelques péripéties administratives ...
Lundi 9 février - texte écrit par nos passagers Françoise et Stéphane- Le capitaine, soucieux de notre confort, décide, aux vues de la météo, de mettre dès ce matin le cap sur Carriacou (Ce cera notre plus longue navigation du séjour .. 7h ..) Inès en gardera un souvenir douloureux ... mais cela ne suffira pas à faire venir les poissons pour notre pêche à la traine !!!! et nous arriverons bredouille à Cariacou.
>>suivant Lundi 2 février Nous commençons la journée par une partie de pêche avec les enfants à la traine dans notre petite annexe. Une touche loupée puis nous accrochons une frégate qui était attirée par notre leurre. Bref, imaginez que vous ayez une frégate (grand oiseau) au bout de votre ligne. On remonte la ligne au moulinet et la frégate résiste comme un cerf volant. Au bout de quelques minutes, le capitaine réussit à l'amener le long de l'annexe pour lui enlever l'hameçon du bec. Voilà ! sauvetage réussi... et Nous rentrons bredouilles. Ensuite, c'est journée DVD jeux à bord car il pleut tout le reste de la journée... C'est bien triste ce temps !
copyright 2008 2009
Accueil