dimanche 28 septembre Ce matin, il n'y a vraiment personne sur l'île. Nous en profitons pour bidonner (du verbe bidonner !) ; il s'agit de refaire le plein d'eau avec des bidons lorsque nous n'avons pas d'eau sur les pontons ou au mouillage. Nous irons donc dans les douches de la ville pour récupérer 200 litres d'eau. Cela nous permet normalement de tenir une petite semaine. Lauriane en profitera pour une petite corvée de linge au lavabo. Nous rencontrons Thierry et Christine installés aux Canaries depuis 12 ans. Ils étaient partis comme nous pour une année et après avoir grillé prématurément leur caisse de bord, sont restés sur place et vendent des bijoux qu'ils fabriquent eux-même avec des pierres des Canaries. Ils sont adorables et les filles n'ont pas résisté à l'acte d'achat. Le soir, petit restau sympa avec TANA pour déguster du poisson. Lorsque nous avons voulu reprendre nos annexes respectives, les portes du ponton étaient fermées à clef. Après avoir escaladé la grille, nous avons fait la course en annexe avec Tana ; ils sont fous ces vendéens !!!
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L'île de GRACIOSA
vendredi 26 septembre Enfin une super longue et profonde nuit ! Pourtant cette nuit, nous avons eu affaire au Sirocco ! C'est un fort vent d'Est qui apporte une nuée rougeâtre de sable fin du Sahara. Ce sable rouge très salissant se glisse partout sur le bateau. Nous commençons donc la journée avec des seaux d'eau de mer et le balai brosse pour que Matali retrouve sa couleur d'origine ; je vous rappelle qu'il n'y a pas d'eau douce sur les pontons de Graciosa... Ici, on peut laisser les enfants jouer dans la rue sans risque car il n' y a pas de voiture à part quelques vieux 4x4 qui organisent des randonnées. Les commerces ne sont pas nombreux : 3 mini supermarchés, 2 restaurants, 2 bars, 1 bazar, une poste ouverte 2heures par semaine et un espace internet sans wifi, une boulangerie, une poissonnerie, une boucherie. Ici, pas de pollution et pas de foule. Cet après midi, nous partons pour une petite expédition à pied. Nous pensions monter en haut d'un petit volcan or les températures ont encore monté et plus personne n'est capable de crapahuter dans le sable. "nous marchons dans le désert" dit Matéo. Il fait tellement chaud que nous finissons sur une plage quasi déserte les fesses dans l'eau pour nous rafraichir. Pour le retour, nous passerons par les douches d'un "camping sauvage" pour nous désaltérer. Nous sommes donc rentrés au bateau, rouges (oui oui malgré notre bronzage !) et fatigués. Sans électricité, nous faisons tourner le moteur 15 minutes pour réchauffer notre ballon d'eau chaude en fin de journée. Est-ce vraiment nécessaire vu la température de l'air d'avoir de l'eau chaude ?
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Les Canaries...
jeudi 25 septembre Notre arrivée depuis hier au mouillage était trop belle... En effet, dans la nuit vers 04h00, nous avons été réveillés par 3O noeuds de vent. Le mouillage est tout de suite devenu inconfortable. Le capitaine s'installe dans le cockpit pour surveiller si l'ancre de Matali ne dérape pas ! Déjà 2 bateaux ont dérapé, donc 1 qui est venu se frotter sur Tana. A 9h00, Vincent donne le top pour déguerpir du mouillage. Un mouillage de rêve peut vite devenir un endroit dangereux avec un vent fort et une mer qui se lève. Nous rejoignons donc le port de Caleta del Sebo de Graciosa à 1,5 nautique. Accueillis par un agent de gardiennage, celui ci nous apprend que nous ne pouvons rester que 1 nuit et nous donne une place en bout de ponton. L'endroit est charmant et pas cher (6€ la nuit sans eau ni électricité) ! Lauriane fera une demande écrite au port de Las Palmas que la police voudra bien nous faxer pour essayer de rester plus longtemps ici ; nous ne pouvons déjà partir, l'endroit est trop pittoresque. Ici, les maisons sont entièrement blanches, pas de routes, que du sable... Ce soir, c'est soirée crêpes et DVD ! Lauriane n'a pas pu refuser sans risquer une mutinerie du reste de l'équipage et ceci malgré la chaleur étouffante.
notre position
samedi 27 septembre Ce matin, il y a beaucoup d'agitation dans le port ! Il y a une course de natation en provenance de Lanzarote où plusieurs centaines d'inscrits vont passer la ligne d'arrivée à 100 mètres de Matali... Impressionnant pour une petite île comme Graciosa. Nous aurons même droit pendant 2 heures aux survols de 2 hélicoptères de surveillance !!! Ce midi, c'est repas poisson ! Et oui, nous avons pêché !!! En vérité non, nous sommes allés chez le poissonnier pour manger une pagre (espèce de daurade). La journée s'écoulera ensuite entre papotages avec les bateaux voisins, balade dans le village, etc.
L'île de GRACIOSA
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